Cette commune a la particularité
de réunir deux bourgs : Cheillé à mi-coteau et
l'agglomération de La Chapelle St Blaise où se trouve
la Mairie.
Les Paysages :
Territoire largement ouvert sur la vallée et s'étalant
profondément dans la forêt de Chinon. Des peupleraies
s'étendent sur les terres alluvionnaires et de nombreux petits
cours d'eau empruntent d'étroites vallées : le tuffeau
jaune est ainsi mis à jour à l'intérieur du plateau.
En 1241, Louis XI mettait les carrières de Cheillé à
la disposition des Chanoines pour la construction de la Cathédrale
de Tours.
La forêt :
La plus belle partie de la forêt est située sur la commune
: de hautes futaies de chênes, de hêtres, côtoient
vallons et ruisseaux. C'est là un écosystème
à préserver. Peu de territoires horizontaux propices
à la céréaliculture, mais des vergers en espalier.
L'habitat est à mi-pente. Le vignoble, installé sur
le versant pentu, représente les deux tiers de l'Appellation
"Touraine Azay-le-Rideau".
L'église :
Elle date du XIIIème siècle et fut plusieurs fois
remaniée. Le chur du XVème se termine par un
chevet plat. Le clocher a perdu sa flèche et repose sur quatre
grosses piles carrées. A l'extérieur, entre deux de
ces massifs maçonnés, s'élève un chêne
qui sort de la muraille et dont les racines s'enfoncent à
l'intérieur de l'église. A l'intérieur un Christ
du XVIème, sculpture en bois émouvante de sérénité.
Parmi les pierres tombales on peut distinguer celle d'un Maréchal
Suédois exilé, prisonnier au château de La Cour
aux Berruyer (alors propriété du Consul de France
à Copenhague) et converti au catholicisme. Le seigneur de
ce château était l'un des quatre gardiens-fieffés
de la forêt de Chinon (Propriété privée,
dominant le bourg, visible de la route).
Archéologie :
En forêt, deux enceintes antiques (enclos gaulois) "Le
Fort des Anglais" et de "Maupas", l'une et l'autre
accessibles par la D757 et la D751. Près du hameau de Baigneux
on a trouvé quatre blocs de pierre percés de trous,
base d'un pressoir gallo-romain (reconstitué au Musée
du Vin à Tours), des tuiles, de la céramique du IIème
siècle et deux monnaies (Hadrien et Marc Aurèle),
des fûts de colonnes gallo-romaines, des meubles et de petits
objets en bronze. De même en 1947 a té dégagé
un sarcophage mérovingien. A la Rémonière,
qui était une grande villa gallo-romaine, furent trouvés
un caveau funéraire avec sépulture d'enfant, des objets
d'or et d'argent, d'ivoire, de verre, d'ambre et de cristal de roche.
Puis les substructures d'un édifice de 38m x 8m et enfin
un ensemble de 97m x 20m, des tables en pierre et des urnes funéraires.
La construction actuelle est partiellement édifiée
sur des murs gallo-romains. Sur la commune subsistent des souterrains-refuges
de l'époque médiévale.
Dans les environs :
Belles propriétés privées visibles de la route
: Château de la Roche, logis XVIème au milieu des vergers
; Manoir de la Touche, gentilhommière du XVIème au
carrefour de la D751 et D17 et le Château de Chesniers : logis
et pavillon XVIème et XVIIème sur la D757.
Artisanat et Tradition
Actuellement, Cheillé travaille à maintenir les traditions
et techniques artisanales. L'association de la Poule Couasse s'y emploie
avec bonheur.
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